10 conseils pour devenir plus fort·e dans l’art de demander du feedback (oui, c’est plus intense que ça en a l’air)
Imagine : tu viens de présenter. Ton souffle est encore bloqué quelque part entre ta clavicule et ta gorge, tu penses : « Ouf, c’est derrière moi. »
Et pourtant… tu t’apprêtes à demander du feedback. Pas parce que tu es masochiste, mais parce que tu sais que la croissance commence par une bonne question (et un brin de courage).
Voici ton menu – épicé, digeste, et sans effets secondaires (sauf peut-être un léger inconfort sain).
Conseil 1 : Sois à l’initiative
N’attends pas que quelqu’un t’offre son avis dans un joli paquet cadeau. Ouvre toi-même la porte. Dis : « J’aimerais connaître ton point de vue. Je peux te poser une question ? »
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de l’autonomie joliment emballée.
Conseil 2 : Commence par une bouchée familière
Demarre avec quelqu’un dont le feedback ne te cogne pas en pleine figure. Une personne chaleureuse, honnête – pas un ninja du feedback à la langue acérée.
Construire en douceur n’est pas de la lâcheté, c’est du soin de soi. Et qui sait… un jour tu oseras peut-être demander du feedback à ton ex (sauf s’il a déjà roasté toutes tes slides sur Instagram – là, prends ton temps).
Conseil 3 : Ne sois pas un buffet à volonté
Demander du feedback n’est pas dire “sers-toi, balance tout ce que tu veux”. Sois précis·e : « Qu’as-tu pensé de mon introduction ? », « Mon rythme te semblait-il bon ? »
Ça donne des repères à l’autre, et toi, tu repars avec quelque chose de vraiment utile. #pasdegaspillage
Conseil 4 : Cherche la sauce aigre-douce
Demande ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Tout n’a pas besoin d’être un compliment, mais un citron pur n’est pas un dessert.
L’équilibre, c’est la clé.
Conseil 5 : Laisse mijoter
Si l’autre prend une pause, ne panique pas. Iel réfléchit — exactement ce que tu voulais.
La patience n’est pas de l’inaction, c’est du slowcooking du feedback.
Conseil 6 : Filtre les saveurs
Tu reçois une réponse vague ? Creuse un peu : « Plus brouillon que quoi ? » ou « À quel moment tu l’as remarqué ? »
Sinon tu avales quelque chose sans savoir si c’était du poulet ou du tofu.
Conseil 7 : Vérifie les ingrédients
Répète ce que tu as entendu. Pas comme un perroquet, mais pour t’assurer d’avoir bien compris : « Si je comprends bien, mon message semblait un peu flou ? »
La clarté, c’est sexy.
Conseil 8 : Hoche la tête et avale (même si ça pique)
Dis toujours merci ! Même si tu as envie de l’ignorer, de le refouler ou de le glisser sous ta serviette. Tu as demandé. Iel a donné. Ça mérite au moins un “merci”.
(Et un high five mental pour toi.)
Conseil 9 : Laisse mariner
Tu n’as pas à tout digérer sur-le-champ. Certains retours ont besoin de temps. Une nuit. Une promenade. Une part de gâteau.
Accorde-toi ce temps d’assimilation. Ce n’est pas un sprint, c’est de la fermentation.
Conseil 10 : Montre que tu n’es pas un vase décoratif
Reviens sur le feedback. Montre ce que tu en as fait. « J’ai appliqué ton conseil, et ça a super bien marché. »
Ainsi, tu montres que tu ne poses pas la question juste pour faire joli, mais aussi pour évoluer.
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Pas de popcorn. Pas de spoilers. Mais un·e collègue comme plat principal.
Tu viens tout juste de terminer une présentation. Tes mains collent encore de la sueur, ta bouche est sèche, et tu te dis : « Ouf. C’est fini. J’ai survécu. »
Et puis, quelqu’un s’approche de toi. En souriant. Avec un petit air de connivence.
« Je peux te donner un peu de feedback ? »
Tu lui rends son sourire. Mais à l’intérieur ? C’est House of Cards dans ta tête.
Parce qu’à ce moment-là, tu n’es pas encore prêt·e pour l’introspection. Ce dont tu as besoin, c’est d’un verre d’eau. Ou de vin. Ou de silence. Mais certainement pas d’une analyse de ta communication non verbale.
Et c’est, cher·e lecteur·rice, exactement pourquoi demander du feedback est si important.
Parce qu’un feedback non sollicité, c’est un peu comme un accompagnement surprise que tu n’as jamais commandé. Et soyons honnêtes : parfois, ça reste un peu sur l’estomac.
Pourquoi demander du feedback est la clé de la sécurité psychologique (et de bonnes conversations) ?
Quand tu demandes du feedback, tu dis en réalité : « Je suis prêt·e à entendre quelque chose que je ne vois pas encore moi-même. Mais c’est moi qui choisis le moment. »
Et c’est justement cette autonomie qui rend le feedback moins menaçant. Tu prends l’initiative, tu ouvres la porte, tu donnes le ton.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la force.
Parce que demander du feedback, ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un acte de leadership.
Tu contribues activement à une culture où les gens peuvent être honnêtes — même avec toi.
Netflix l’avait bien compris. L’entreprise s’est fait connaître pour sa culture radicale de responsabilité et de confiance. Pas de jours de congé fixes, pas d’évaluations annuelles, mais : apprentissage continu, feedback régulier, et responsabilité partagée.
C’est dans ce contexte qu’est née l’idée du Feedback Dinner : un moment informel en équipe, où un·e collègue était au centre, et recevait un feedback structuré de la part de chacun·e autour de la table.
Rien d’imposé. Rien d’obligatoire. Aucun KPI à remplir.
Mais ça avait lieu. Et ceux·celles qui osaient s’y prêter découvraient la force de ce rituel.
Qu’est-ce qui le rendait si puissant ?
Ce n’était ni le repas. Ni le vin. Ni les bougies.
Mais le fait que le feedback était demandé. De manière consciente. Ouverte. Structurée.
Cela créait de la sécurité, parce que les rôles étaient clairs :
L’un·e demandait. L’autre donnait. Et la règle du jeu était : on fait ça pour grandir, pas pour marquer des points.
Mais attention : demander du feedback ne fonctionne pas toujours (et c’est OK).
C’est vrai : demander du feedback favorise la sécurité psychologique. Mais ce n’est pas automatique. Pas partout. Et surtout pas dans toutes les directions.
Parce que même si tu demandes du feedback, l’autre doit se sentir suffisamment libre pour être honnête.
Et toi, tu dois être prêt·e à écouter, sans reformuler immédiatement, te défendre, ou détourner l’attention avec une blague sur les effets de transition de ton PowerPoint.
Demander du feedback ne fonctionne vraiment que s’il y a de la confiance, de la maturité et de la curiosité.
Pas de perfection. Mais une intention claire, palpable.
Vois cela comme une table que vous dressez ensemble. Et à propos de laquelle tu vérifies parfois à l’avance : « Toi aussi, tu as envie de partager quelque chose ? Ou tu préfères attendre un peu le dessert ? »
Envie de prendre place à table ?
10 conseils pour devenir plus fort·e dans l’art de demander du feedback (oui, c’est plus intense que ça en a l’air)
Imagine : tu viens de présenter. Ton souffle est encore bloqué quelque part entre ta clavicule et ta gorge, tu penses : « Ouf, c’est derrière moi. »
Et pourtant… tu t’apprêtes à demander du feedback. Pas parce que tu es masochiste, mais parce que tu sais que la croissance commence par une bonne question (et un brin de courage).
Voici ton menu – épicé, digeste, et sans effets secondaires (sauf peut-être un léger inconfort sain).
Conseil 1 : Sois à l’initiative
N’attends pas que quelqu’un t’offre son avis dans un joli paquet cadeau. Ouvre toi-même la porte. Dis : « J’aimerais connaître ton point de vue. Je peux te poser une question ? »
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de l’autonomie joliment emballée.
Conseil 2 : Commence par une bouchée familière
Demarre avec quelqu’un dont le feedback ne te cogne pas en pleine figure. Une personne chaleureuse, honnête – pas un ninja du feedback à la langue acérée.
Construire en douceur n’est pas de la lâcheté, c’est du soin de soi. Et qui sait… un jour tu oseras peut-être demander du feedback à ton ex (sauf s’il a déjà roasté toutes tes slides sur Instagram – là, prends ton temps).
Conseil 3 : Ne sois pas un buffet à volonté
Demander du feedback n’est pas dire “sers-toi, balance tout ce que tu veux”. Sois précis·e : « Qu’as-tu pensé de mon introduction ? », « Mon rythme te semblait-il bon ? »
Ça donne des repères à l’autre, et toi, tu repars avec quelque chose de vraiment utile. #pasdegaspillage
Conseil 4 : Cherche la sauce aigre-douce
Demande ce qui a bien fonctionné et ce qui pourrait être amélioré. Tout n’a pas besoin d’être un compliment, mais un citron pur n’est pas un dessert.
L’équilibre, c’est la clé.
Conseil 5 : Laisse mijoter
Si l’autre prend une pause, ne panique pas. Iel réfléchit — exactement ce que tu voulais.
La patience n’est pas de l’inaction, c’est du slowcooking du feedback.
Conseil 6 : Filtre les saveurs
Tu reçois une réponse vague ? Creuse un peu : « Plus brouillon que quoi ? » ou « À quel moment tu l’as remarqué ? »
Sinon tu avales quelque chose sans savoir si c’était du poulet ou du tofu.
Conseil 7 : Vérifie les ingrédients
Répète ce que tu as entendu. Pas comme un perroquet, mais pour t’assurer d’avoir bien compris : « Si je comprends bien, mon message semblait un peu flou ? »
La clarté, c’est sexy.
Conseil 8 : Hoche la tête et avale (même si ça pique)
Dis toujours merci ! Même si tu as envie de l’ignorer, de le refouler ou de le glisser sous ta serviette. Tu as demandé. Iel a donné. Ça mérite au moins un “merci”.
(Et un high five mental pour toi.)
Conseil 9 : Laisse mariner
Tu n’as pas à tout digérer sur-le-champ. Certains retours ont besoin de temps. Une nuit. Une promenade. Une part de gâteau.
Accorde-toi ce temps d’assimilation. Ce n’est pas un sprint, c’est de la fermentation.
Conseil 10 : Montre que tu n’es pas un vase décoratif
Reviens sur le feedback. Montre ce que tu en as fait. « J’ai appliqué ton conseil, et ça a super bien marché. »
Ainsi, tu montres que tu ne poses pas la question juste pour faire joli, mais aussi pour évoluer.
Du repas à l’état d’esprit
Demander du feedback, ce n’est pas une petite technique. Ce n’est pas une astuce. Ce n’est pas un “truc” que tu glisses entre la soupe et deux fichiers Excel. C’est un état d’esprit.
Une invitation à toi-même pour dire : « Je ne suis pas parfait·e, mais je suis curieux·se. Alors vas-y, apporte-moi cette petite dose d’inconfort. »
Que tu le fasses à une table de réunion, une table de déjeuner, ou une table avec du vin blanc, du risotto et un·e collègue qui te regarde comme si tu venais de finir sa bouteille – le moment est rarement parfait.
Mais l’effet ?
Plus grand que le moment. Plus grand que la réponse.
Parfois même plus grand que ce que ton ego peut encaisser.
Alors, encore une question. Pas une question de feedback.
Mais une question pour ton miroir.
À qui vas-tu demander du feedback la prochaine fois ?
Et… oses-tu vraiment écouter ?
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